Marie-Pierre Bonniol, Berlin Nuit

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Un journal d’hiver filmé à Berlin après un séjour à Buenos Aires où la nature fleurissait, finissant avec la lumière du jour et la musique d’Asmus Tietchens à Hambourg.

Marie-Pierre Bonniol, Berlin Nuit (2018, 15 min 30)

Un film par Marie-Pierre Bonniol (images, montage) avec Jan Jelinek, Cathrin Löwner, Keith Duncan, Walter Duncan, Marcus Duncan, Florian Bergmann, Benjamin Weidekamp, Christian Weidner, Frank Gratkowski, Maren Leverentz, Guillaume Ollendorff, Jean Clam, Areski Lhot.
Musique par Gesellschaft zur Emanzipation des Samples (G.E.S.), Fo[u]r Alto, Hematic Sunsets.
Production Studio Walter, Berlin, 2018.

“Ce film court de 15 minutes a été filmé entre décembre et janvier dans la ville, lorsque je suis revenue de Buenos Aires où j’avais eu une exposition à la Bibliothèque Nationale en novembre.
Passer alors, de la ville florissante argentine aux sombres, moroses nuits tombant trop tôt de Berlin fût un choc. Nous pratiquons tou.tes ces hivers. Nous nous y sommes habitué.es au fil des années. Mais parfois arrivent des moments où la nuit semble être un plafond noir profond posé sur la ville qui rend, parfois, sa respiration plus difficile.
Les hivers sont durs ici – pas si froids, pas aussi froids qu’avant semblons nous être plusieurs à dire. Ils mettent à l’épreuve nos corps et nos esprits, qui doivent trouver de nouvelles structures et approches au manque de lumière, ainsi qu’au retrait de la vie naturelle.
Mon approche, cet hiver, était de filmer des images pour un petit film sur la nuit, après une série de quatre petits films fait sur les ombres – à l’extrême opposé – à Buenos Aires.
Faire ce film était aussi une tentative, ou tout du moins un cadre, un dispositif, pour chercher où la beauté se trouve lorsqu’à l’oeil nu, je n’en vois aucune. J’ai filmé mon quartier – Neukölln – sur des petits trajets, le plus souvent feutrée à l’atelier où à la maison. Cet hiver était aussi mon premier comme mère de deux jeunes fils.
Dans ce film, seulement la musique d’artistes allemands a été utilisée : Jan Jelinek, Asmus Tietchens (Hematic Sunsets), et Four Alto.
Il y a quelques bibliothèques qui apparaissent aussi ici et là. Vous les verrez dans le film. Les bibliothèques, les livres et les histoires font définitivement partie de mon idée de la beauté. »
Marie-Pierre Bonniol, mai 2018

studiowalter.com
mariepierrebonniol.com