SCUM Manifesto

Lecture mise en scène d’extraits de SCUM Manifesto de Valerie Solanas, édité en 1967 et alors épuisé en français. Delphine Seyrig en traduit quelques passages à Carole Roussopoulos qui les tape à la machine. En arrière plan, un téléviseur diffuse en direct des images du journal télévisé dont on entend par moments les nouvelles apocalyptiques. Comme le livre, le film est un pamphlet contre la société dominée par l’image « mâle » et l’action « virile ».

Autour du film en version restaurée par la BnF dont Alain Carou, conservateur à la BnF nous dit les contraintes et les enjeux, des documents d'archives et textes inédits. Cartes postales envoyées par Valerie Solanas, tapuscrit de Christiane Rochefort pour sa présentation de la première édition française, brochure de la fameuse caméra Sony « Portapak », reproductions de l'édition autopubliée du manifeste par Valerie Solanas, extraits de périodiques militants. Dans un entretien réalisé par Hélène Fleckinger en 2007, Carole Roussopoulos nous parle du tournage du film et de l'époque. Contexte sur lequel revient Hélène Fleckinger, historienne spécialiste de la vidéo militante féministe, dans son texte. Callisto Mc Nulty évoque la force subversive du pamphlet de Solanas et la nécessité de porter cette voix. Nécessité qui animait Delphine Seyrig et Carole Roussopoulos et que l'on retrouve dans d'autres projets artistiques, vidéos ou performances. Différentes répliques que présente Térésa Faucon avant que Émilie Notéris ne se livre à un exercice d'écriture, dans le droit fil de la nature profondément « queer » du SCUM Manifesto.

Publication avec le soutien du Labex Arts-H2H, du Canton du Valais, de la BnF.